You gotta fight for your right to party : Deblozay à Newbury (UK)
Le même weekend que Jordan Bardella se déplaçait pour attiser la haine et faire des alliances malfaisantes avec l’extrême droite d’outre manche, le même weekend que des groupes de fascistes masqués terrorisaient les gens dans la ville côtière de Dover, l’équipe de la Rara était aussi en Angleterre pour travailler dans une toute autre optique.
Deblozay a joué ce samedi 5 septembre à Newbury. C’était une merveille et un exploit, un exemple magnifique de collaboration internationale et de maitrise artistique.
Nous étions accueillis comme des rois-reines par Newbury Corn Exchange et 101 Outdoor Arts, une équipe qui a rendu tout fluide par son professionnalisme et ses attentions au détail, une équipe avec une capacité d’écoute, sens de l’humour et gentillesse hors normes. Il faut dire que monter un tel spectacle dans ce pays-là n’est pas une mince affaire : rigueur sécuritaire, autorisations en liste sans fin, négociations diverses jusqu’à la dernière minute… tout a pourtant été rendu possible. Et ce n’était pas en vain car le public était au rendez-vous. Alors qu’on attendait entre 600 et 1000 personnes, on a compris au départ qu’on était sur une jauge bien plus grande. En effet, c’était comme si tout Newbury était venu nous voir, on était 2500 : bandes d’ados, familles, personnes avec chien, couples debout ou en fauteuil…. dans une ambiance de départ électrique.
Pour les musiciennes et musiciens c’était donc un défi pour s’entendre et se déplacer dans cette foule dense, emmener…. Et ils ont réussi. Il est évident que la maturité du projet a joué à ce moment-là, cette dizaine d’années d’expérience musicale et relationnelle. Le cortège a suivi joyeusement à travers la ville, visages émerveillés, à l’affut du son. D’autres groupes attendaient le cortège en amont, aux coins des rues, surement parce qu’ils avaient remarqués les panneaux de fermeture de rue ou vu les répétions en espace public les jours avant.
Comme d’habitude, le spectacle se termine avec la danse, avant de disparaître et apparaître ailleurs, dans une autre ville, un autre pays. Et nous, on rentre joyeux, avec ce souhait qui résonne dans nos cœurs : Liberté, amour, justice et paix pour toutes et tous…. espaces publics tolérants et joyeux…. de chaque coté de la Manche… et partout.
